Etes-vous prêt à courir un marathon ?

16 novembre 2018 - 13:30

Un nombre sans cesse plus important de coureurs ose le passage à l’acte et s’inscrit à un marathon. Au risque parfois de cruelles déconvenues si certains impératifs n’ont pas été pris en compte. Voici quelques fondamentaux qui s’imposent pour bien vivre l’aventure 42,195km. Débutants s’abstenir !

C’est presque une évidence mais ça va mieux en l’écrivant. De trop nombreux coureurs – dès le premier footing de 45 minutes achevé – supputent leur capacité à courir un marathon. Ils ont tort. Vouloir boucler 42,195km sans la moindre expérience revient à ambitionner d’escalader le Mont-Blanc en espadrilles un jour d’orage !

Il est nécessaire d’en passer par une pratique régulière et progressive du running avant d’envisager l’aventure. Et prendre le temps de valider les acquis en compétition sur 10km puis sur semi-marathon. Pas une fois. Plusieurs. Et en validant que des progrès ont été accomplis. Que le corps s’habitue à l’effort. Que le cerveau gère de mieux en mieux les exigences du dossard sur la poitrine.

D’abord, finir

Le (futur) marathonien est d’emblée méticuleux. Il sait où il va. Il sait – sans le moindre coup d’œil à son chrono ou sa montre GPS – de quoi il est capable (dans le meilleur des cas).

Il faut le dire, le répéter et le marteler : l’objectif unique d’un premier marathon doit être d’aller au bout. Vouloir courir en moins de 4h (ce n’est qu’un exemple chronométrique) n’a simplement pas de sens. C’est augmenter de manière spectaculaire les risques de ne pas aller au bout. D’abord, finir. On répète : d’abord, finir !

Un plan, mais quel plan ?

Peu ou pas de coureurs qui déclinent leur préparation à une compétition sans un plan d’entraînement. C’est heureux (même si cela n’est pas une obligation absolue). Mais comment valider SON plan ? Quelques astuces :

. Se référer évidemment à son niveau de départ et à son objectif chronométrique éventuel.

. Choisir un plan qui s’étale sur au moins dix semaines.

. Ne pas hésiter à changer de plan si le programme se révèle trop difficile et entraîne des états de fatigue et une frustration croissante.

. Savoir faire preuve d’une certaine souplesse et savoir prendre un ou deux jours de repos lorsque les sensations à l’effort sont médiocres ou que le plaisir pris à courir diminue.

Apprendre à (vraiment mieux) se connaître

La préparation à un marathon est toujours un voyage. Hors de soi mais aussi et surtout en soi. Arriver fin prêt – si possible dans la meilleure forme de sa vie – sur la ligne de départ est généralement le gage d’un marathon correctement maîtrisé.

Il faut certes apprendre à décliner des efforts de plus en plus longs (via les sorties longues) et de plus en plus intenses (via les séances de fractionné). Mais il faut tout autant entreprendre le travail d’introspection qui permet de mieux cerner les points à améliorer et surtout la nature des progrès accomplis.

Résilience et obstination…

Ce ne sera pas facile (autant s’en convaincre). Ce sera même compliqué (plus encore que prévu et annoncé). La distance marathon – parfois galvaudée – reste la valeur étalon d’une certaine conception de l’endurance. Pour être prêt à courir (et peut-être même à marcher un peu..) durant 42,195km, il faut avoir valider de nombreux points :

L’allure cible qui sera adoptée durant les deux premiers tiers de la course (après, on fait généralement comme on peut !).
Le ravitaillement qui sera privilégié (principalement la nature des gels d’effort et la quantité de tubes avalés).
La topographie du parcours et les points logistiques capitaux (emplacement de la consigne et du sas de départ attribué…).

Résilience et obstination. Ne pas baisser la garde. Soigner les temps forts (l’entraînement) mais aussi les temps faibles (sommeil, alimentation, gestion du stress). Résilience et obstination. Rester concentré sur l’essentiel : boucler un marathon

 

 

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